Se connaître à 21 ans avant de choisir sa voie pro
À 21 ans, la pression pour "choisir sa voie" tombe souvent plus vite que la connaissance de soi. Cet article s’adresse aux 20‑23 ans qui veulent d’abord mieux se connaître avant de figer une orientation, pour construire une trajectoire plus alignée, plus sereine et plus confiante.
Choisir sa voie sans vraiment se connaître : le piège silencieux
On vous demande de décider : poursuivre les études, bifurquer, accepter une alternance, partir à l’étranger… En apparence, tout le monde se réjouit de cette liberté. En réalité, beaucoup de jeunes vivent cela comme un choix sous pression.
Le risque, à ce moment‑là, est simple : décider surtout pour rassurer les autres (parents, profs, entourage), sans avoir eu le temps d’explorer qui vous êtes vraiment.
Quand les questions arrivent trop vite
À 20‑21 ans, la plupart des questions qui tombent sont tournées vers l’extérieur :
- "Tu vises quel métier ?"
- "Tu vas faire quel master ?"
- "C’est quoi ton projet à 5 ans ?"
Rarement : "Qu’est‑ce qui te met vraiment en mouvement ?", "Quel type de rythme te convient ?", "Dans quelles situations tu te sens à ta place ?". Pourtant, ces dernières questions sont décisives pour comment trouver sa voie à 25 ans… ou avant.
Résultat : beaucoup de décisions d’orientation sont prises sur des critères externes : réputation de l’école, regard des autres, sécurité financière supposée, ou simple "logique" de parcours.
Le mythe du choix définitif
On vous raconte encore souvent qu’à 21 ans, il faudrait choisir un chemin et s’y tenir. Comme si chaque embranchement était irréversible. C’est faux et surtout, c’est dangereux.
La plupart des trajectoires professionnelles des jeunes adultes sont faites d’essais, de réajustements, parfois de retours en arrière qui n’en sont pas vraiment. Ce n’est pas un signe d’échec, c’est un signe de vie.
Mais pour oser ajuster, encore faut‑il s’être rencontré soi‑même. Sinon, chaque changement ressemble à une fuite plutôt qu’à une décision.
Se connaître, ce n’est pas se mettre dans une case
Quand on parle de "mieux se connaître", certains imaginent immédiatement des tests de personnalité rigides ou des profils qui vous enferment dans un type. Ce n’est pas l’esprit.
Trois dimensions simples pour mieux se lire
Dans les accompagnements des 20‑23 ans, nous travaillons souvent autour de trois axes très concrets :
- Ce qui vous donne de l’énergie : les activités après lesquelles vous vous sentez vivant, plus léger, même si elles sont exigeantes.
- Ce qui vous épuise vraiment : pas juste ce qui vous fatigue, mais ce qui vous vide, ce qui vous donne envie de disparaître du radar.
- La manière dont vous aimez contribuer : expliquer, organiser, créer, résoudre, écouter, coordonner, construire…
Ce tri paraît basique. Pourtant, il vient nourrir deux questions clés : comment trouver un job qui me ressemble et comment ne pas me perdre dans un métier très éloigné de ce que je suis.
Petit exercice de connaissance de soi pour 20‑23 ans
Cet exercice est une version simplifiée de ce que nous travaillons dans l’offre Décollage, le programme de La Librerie Coaching dédié aux 20‑23 ans.
Étape 1 - Cartographier vos moments de justesse
Prenez une feuille et tracez trois colonnes :
- Moments où je me suis senti à ma place
- Moments où je me suis senti "à côté"
- Pourquoi ?
Remplissez ces colonnes avec des situations réelles des 12 derniers mois : stage, job étudiant, projet associatif, cours, moment de vie personnelle. Dans la colonne "Pourquoi ?", essayez de décrire ce qui jouait : le rythme, l’ambiance, le type de tâches, le niveau d’autonomie, la relation avec les autres.
Étape 2 - Repérer 3 constantes
Relisez votre feuille et posez‑vous ces questions :
- Y a‑t-il des traits qui reviennent dans les moments où je suis bien ?
- Est‑ce que j’ai besoin d’un cadre très structuré ou, au contraire, de souplesse ?
- Est‑ce que je me ressource plutôt dans l’action, la réflexion, la relation, la création ?
Essayez de formuler trois phrases simples, du type :
- "J’ai besoin de voir concrètement à quoi sert ce que je fais."
- "Je suis plus à l’aise quand je peux poser des questions sans être jugé."
- "Je m’ennuie vite quand je répète un geste sans comprendre le sens global."
Ces phrases, ce sont déjà les bases de votre alignement personnel de jeune actif… avant même d’être actif.
Étape 3 - Confronter vos choix à ces constantes
Maintenant, regardez les pistes que vous avez en tête : une école, un BTS, un master, une année de césure, une alternance. Pour chacune, posez‑vous :
- "En quoi cette option respecte mes trois phrases‑clés ?"
- "Où est‑ce qu’elle les malmène ?"
Un bon choix n’est pas une option parfaite. C’est une option où vous savez à quoi vous dites "oui" et à quoi vous dites "non", en conscience. C’est déjà une forme de prise de décision de jeune actif, même si vous ne travaillez pas encore.
Accepter que la confiance se construit en marchant
Beaucoup de 20‑23 ans attendent de se sentir sûrs d’eux pour décider. Comme si la confiance en soi de jeune actif devait précéder le mouvement. La réalité est plus nuancée : la confiance se construit souvent dans l’action, pas avant.
Vous avez le droit d’avancer avec des hypothèses
Penser votre orientation comme une suite d’hypothèses change tout :
- "Je teste cette voie parce qu’elle semble respecter certaines de mes constantes."
- "Je me donne le droit d’ajuster si je découvre autre chose en route."
- "Je ne suis pas prisonnier de mon choix, mais responsable de la manière dont je le vis."
Cette posture vous rend beaucoup plus acteur. Vous n’êtes plus un passager qui subit son parcours, mais un pilote qui apprend à lire ses instruments.
La place du coaching dans tout ça
Un accompagnement de coaching comme Décollage n’apporte pas des réponses toutes faites. Il crée un espace où vous pouvez :
- mettre à plat vos envies, vos peurs, vos influences extérieures,
- travailler votre estime de soi de jeune adulte, souvent fragilisée par la comparaison permanente,
- poser les bases d’un véritable pilotage de vie dès 20‑23 ans.
En groupe, le miroir des autres est puissant : on découvre qu’on n’est pas le seul à douter, que chacun a ses forces, et qu’une trajectoire ne se construit que pas à pas.
Ne pas tout savoir, mais mieux se tenir
Vous n’êtes pas obligé de tout savoir à 21 ans : ni votre métier exact, ni votre ville définitive, ni votre place dans la société. En revanche, vous pouvez déjà :
- vous observer avec honnêteté,
- identifier ce qui vous nourrit et ce qui vous éteint,
- oser parler de vos questions au lieu de les porter seul.
Si vous sentez que vous avez besoin d’un cadre clair, exigeant et bienveillant pour faire ce travail, vous pouvez explorer nos programmes de coaching pour les 20‑23 ans, pensés comme un véritable décollage vers la vie adulte.
Et si, pour l’instant, vous n’en êtes pas là, commencez simplement par une feuille, un stylo, et trois questions : "Quand est‑ce que je me sens à ma place ?", "Avec qui ?", "En train de faire quoi ?". Le reste viendra, souvent plus vite qu’on ne le croit.