Fin de CDD, fin de monde ? Rebondir quand on a 25 ans

Date : Tags : , , , ,

Quand un CDD se termine à 25 ans, la chute peut être brutale : plus de badge, plus de salaire assuré, parfois plus d'appartement. Pourtant, cette insécurité professionnelle peut devenir un vrai levier de confiance, d'orientation et de coaching, à condition de cesser de la subir.

La fin de CDD n'est pas un échec, c'est un révélateur

En France, plus de 8 embauches sur 10 se font en CDD selon la Dares. Autrement dit, la précarité n'est plus l'exception, c'est le système. Faire comme si chaque fin de contrat était un drame personnel relève presque de la mauvaise foi.

Le problème n'est pas le CDD en soi, c'est la manière dont on le lit. Beaucoup de jeunes adultes y voient un verdict définitif sur leur valeur : "on ne m'a pas gardé, donc je ne suis pas assez". Ce raccourci est toxique.

Ce que la fin de contrat dit vraiment de vous

  • Elle montre que vous avez déjà été choisi une première fois.
  • Elle révèle vos réactions face à l'incertitude et au manque de contrôle.
  • Elle met à nu vos croyances sur la sécurité, la réussite, la loyauté.

Du point de vue d'un coach, c'est un moment en or pour travailler la confiance et l'alignement. Et c'est précisément ce que nous faisons avec les 20‑30 ans à Paris 17e.

Entre 20 et 30 ans, l'instabilité est la norme, pas l'anomalie

On vend aux jeunes adultes une fiction de trajectoire linéaire : études - CDI - progression tranquille. Sauf que le marché du travail réel ne fonctionne plus comme ça, particulièrement dans les grandes villes comme Paris.

À force de comparer leur vie à ce scénario périmé, beaucoup se sentent en retard, illégitimes, presque frauduleux. La fin d'un CDD vient alors activer toutes les peurs : retour chez les parents, trou sur le CV, perte de statut social.

Accepter le zigzag au lieu de courir après la ligne droite

Entre 23 et 30 ans, la plupart des parcours ressemblent davantage à un escalier biscornu qu'à une autoroute. C'est ce que nous décrivions déjà dans notre article sur la quarter‑life crisis : le choc entre récit officiel et réalité intime.

Plutôt que de vivre chaque transition comme une catastrophe, il devient urgent d'apprendre à :

  1. Nommer ce que l'on veut vraiment, au‑delà du "il faut un CDI".
  2. Lire un CDD comme un laboratoire, pas comme un examen final.
  3. Transformer chaque fin de mission en bilan stratégique.

C'est exactement ce que proposent des approches structurées tête‑coeur‑corps comme celle de nos programmes de coaching.

Rebondir concrètement après un CDD : un protocole de 10 jours

On sous‑estime à quel point les 10 premiers jours après la fin d'un contrat sont décisifs. Soit on part dans la spirale anxieuse, soit on prend la main. Voici un protocole que je propose souvent en coaching de jeunes actifs.

Jour 1‑2 - Débrancher la machine à honte

On arrête immédiatement les phrases du type "j'ai échoué", "j'aurais dû". Écrire noir sur blanc les faits : durée du contrat, missions, réussites, feedbacks concrets. Pas les interprétations, les faits.

Exercice simple : demander à un ancien collègue ou manager trois qualités qu'il garderait de vous. Ce geste, souvent inconfortable, casse déjà une bonne partie du récit intérieur catastrophiste.

Jour 3‑5 - Faire un vrai bilan, pas un CV cosmétique

C'est le moment de s'asseoir avec un carnet (ou un coach) et de disséquer l'expérience :

  • Qu'est‑ce qui m'a épuisé au point de ne jamais vouloir le revivre ?
  • Où est‑ce que je me suis senti vivant, compétent, aligné ?
  • Quelles compétences concrètes ai‑je développées, même si personne ne m'en a parlé ?

On peut s'appuyer ici sur des ressources comme les travaux de l'Onisep ou de travail-emploi.gouv.fr pour identifier compétences transférables et réalités de secteurs.

Jour 6‑10 - Construire une stratégie, pas une simple "recherche de job"

À ce stade, envoyer des CV en masse est une erreur classique. Il vaut mieux :

  1. Choisir 2 ou 3 directions réalistes (fonctions, secteurs, types de structures).
  2. Définir un rythme de prospection soutenable (nombre de contacts, de candidatures, de cafés).
  3. Prévoir un espace hebdomadaire de recul - un coaching, un groupe de pairs, un rendez‑vous avec soi‑même.

C'est précisément pour cette phase de bascule que les programmes Décollage et Zénith ont été pensés : aider les 20‑30 ans à sortir du pilotage automatique pour reprendre la main sur leur trajectoire.

Quand les parents paniquent plus que le jeune

À Paris 17e comme ailleurs, je vois souvent une scène presque caricaturale : le jeune finit son CDD, il est inquiet bien sûr, mais ce sont les parents qui s'affolent le plus. Peur qu'il "décroche", qu'il "gâche ses études", qu'il "ne retrouve jamais". Cette angoisse se transmet et amplifie tout.

On a déjà analysé ce phénomène dans l'article sur les parents épuisés et la charge mentale. Pour résumer : si le parent veut tout sécuriser, le jeune n'a plus d'espace pour expérimenter, ni pour apprendre de ses transitions.

Mettre tout le monde à sa juste place

  • Au jeune de piloter son projet, même en tâtonnant.
  • Au parent de soutenir sans se substituer.
  • Au coach, quand il y en a un, d'offrir un cadre exigeant et bienveillant où chacun reprend sa responsabilité.

Ce triangle fonctionne à condition que l'on cesse de considérer la fin d'un CDD comme un drame, et qu'on l'aborde comme un apprentissage normal de la vie adulte.

Transformer l'insécurité en levier de puissance

Au fond, la question n'est pas "comment éviter l'instabilité", elle est : que faites‑vous de ces périodes de flottement ? Certains les subissent en apnée, d'autres en font un tremplin. La différence tient rarement au talent pur, et beaucoup à l'accompagnement.

Si vous êtes précisément dans ce moment de bascule - fin de CDD, doute, envie de mieux mais sans mode d'emploi - c'est peut‑être le bon moment pour vous offrir un cadre structuré. Un espace où vous ne serez ni couvé, ni jugé, mais pris au sérieux comme un jeune adulte capable de faire des choix.

C'est exactement l'ambition de La Librerie Coaching et de nos sessions de coaching en présentiel à Paris 17e : transformer ces fins de chapitres en vrais points de pivot. Pas en fin de monde.

À lire également

Date :
À 25 ans, la pression de trouver "un seul chemin" paralyse de nombreux jeunes adultes. Pourtant, cette vision est une illusion dangereuse. La vie professionnelle moderne est faite de zigzags, de reconversions et d'expérimentations. Le coaching pour les jeunes aide à construire sa trajectoire sans culpabilité. En développant la confiance en soi et l'affirmation de soi, le coaching jeunes adultes de La Librerie libère de la pression du "bon choix" et permet de créer un parcours aligné, authentique et épanouissant.
Date :
Selon une étude de Dell Technologies et de l’Institute for the Future, 85 % des métiers de 2030 n’existent pas encore. Ce chiffre, vertigineux, illustre à quel point l’avenir professionnel des jeunes adultes sera mouvant et imprévisible. Dans ce contexte, s’accrocher uniquement aux diplômes ou aux savoirs techniques d’aujourd’hui ne suffit plus. Ce qu’il faut développer, ce sont des compétences humaines solides, capables de traverser le temps et de s’adapter à toutes les transformations.
Date :
À une époque où tout s'accélère et où l'on cherche sans cesse à “gérer”, beaucoup de jeunes adultes peinent à comprendre ce qu'ils ressentent vraiment.
Écouter ses émotions, ce n'est pas céder à la sensibilité, c'est apprendre à lire les signaux qui nous guident.
En reconnaissant leurs émotions, les jeunes retrouvent clarté, équilibre et confiance, une véritable boussole intérieure pour avancer avec justesse.