Sortir du pilotage automatique : reprendre la main sur sa trajectoire à 25 ans

Date : Tags : , , , ,

Entre vie professionnelle qui démarre, pression sociale et injonctions à la performance, beaucoup de jeunes adultes vivent en pilotage automatique. Cet article propose un regard sans filtre sur ce phénomène et des pistes concrètes de coaching pour reprendre la main sur sa trajectoire, à Paris ou ailleurs.

Quand ta vie ressemble à un CV plus qu'à une trajectoire

On ne va pas tourner autour du pot : une grande partie des 20‑30 ans ne construit pas vraiment sa vie, elle la remplit. Case après case. Stage, CDI, coloc, couple, quelques voyages pour Instagram, et cette impression tenace d'être passé à côté de quelque chose, sans bien savoir quoi.

Ce n'est pas un manque d'intelligence ni de bonne volonté. C'est un système entier qui pousse au pilotage automatique. Parcours scolaire linéaire, discours anxiogènes sur l'emploi, comparaison permanente. Au final, beaucoup finissent par confondre trajectoire choisie et suite logique d'étapes validées.

Au cabinet, à Paris 17e, j'entends la même phrase revenir sans cesse : 'Je n'ai rien de grave dans ma vie, mais je ne me sens pas à ma place'. Ce malaise diffus n'est pas un caprice, c'est un signal d'alarme précieux.

Le pilotage automatique, concrètement, ça ressemble à quoi ?

Des décisions prises pour éviter l'inconfort

Le pilotage automatique, ce n'est pas 'ne rien décider'. C'est décider pour limiter l'angoisse, pas pour construire une vie désirable. Accepter un CDI par peur du vide plutôt que par envie, rester dans une relation bancale par crainte de la solitude, repousser un projet d'entrepreneuriat parce que 'ce n'est pas raisonnable'.

La recherche publiée par l'OCDE sur la santé mentale des 15‑29 ans en Europe montre une montée claire de l'anxiété et des troubles liés au stress depuis 2020. Dans ce contexte, nos décisions deviennent souvent défensives : on veut surtout éviter le crash, pas viser le bon cap.

Le coaching, quand il est sérieux, vient remettre les choses dans l'autre sens : on part du cap, puis on regarde les peurs. Pas l'inverse.

Un discours intérieur du type 'on verra plus tard'

Deuxième signe de pilotage automatique : ce 'plus tard' vague et confortable. 'Plus tard je changerai de boîte', 'plus tard je me lancerai dans ce média', 'plus tard je me poserai vraiment la question de ce que je veux'. Sauf que ce 'plus tard' se nourrit des semaines qui passent et des compromis discrets.

Le problème n'est pas de ne pas tout savoir à 25 ans (personne ne sait). Le problème, c'est d'arrêter de se poser des questions parce que le quotidien est trop rempli. On remplit l'agenda au lieu de remplir le sens.

Un cas très fréquent en coaching jeunes adultes

Je pense à Hélène, 27 ans, consultante à Paris. CV impeccable, salaire correct, appartement agréable. Sur le papier, tout va bien. En séance, elle lâche au bout de 20 minutes : 'Je n'ai jamais vraiment choisi. On m'a dit que c'était bien, alors j'ai continué'.

Nous avons travaillé sur trois axes très simples, mais exigeants :

  1. Identifier les décisions prises par peur plutôt que par désir.
  2. Nommer ce qu'elle ne voulait plus, avant même de savoir ce qu'elle voulait.
  3. Tester des micro‑ajustements concrets dans sa vie pro et perso, sur 3 mois.

Ce n'est pas une success story magique avec reconversion radicale en six semaines. C'est une trajectoire corrigée de quelques degrés. Six mois plus tard, elle n'avait pas tout changé, mais elle ne subissait plus. Ce n'est pas glamour, mais c'est ça, sortir du pilotage automatique.

Les illusions qui entretiennent le brouillard

L'illusion du chemin 'évident'

On a déjà parlé sur ce blog du mythe du 'seul chemin' de vie. L'illusion est coriace : beaucoup de jeunes adultes attendent le déclic parfait, le moment où tout s'éclairera d'un coup. Réalité de terrain : les trajectoires sont faites de choix partiels, de compromis conscients, d'essais‑erreurs. Ceux qui avancent ne sont pas ceux qui 'savent', mais ceux qui acceptent de ne pas savoir tout en agissant.

Dans l'article Faut‑il vraiment trouver un seul chemin dans sa vie ?, nous creusons ces zigzags assumés. C'est une lecture utile si tu te sens coincé entre deux options caricaturales.

L'illusion du 'je vais tenir encore un peu'

Autre piège : la résistance héroïque. On encaisse une organisation toxique, une surcharge chronique, un manque total de reconnaissance, en se promettant de tenir jusqu'au prochain palier (augmentation, promotion, fin de période d'essai d'un collègue, que sais‑je). Résultat : le corps finit par lâcher avant la situation.

Les données de Santé publique France montrent que les 18‑24 ans sont parmi les plus touchés par les épisodes dépressifs caractérisés depuis la crise sanitaire. Continuer à 'tenir' comme si de rien n'était n'est pas un signe de maturité, c'est parfois une fuite déguisée en courage.

Sortir du mode automatique : une démarche en trois temps

1 - Faire un audit honnête de sa vie actuelle

Le mot est un peu brutal, mais il est efficace. Avant de 'se chercher', il faut déjà regarder en face ce qui existe. Un exercice simple, que je propose souvent aux jeunes adultes :

  1. Tracer quatre colonnes : travail, relations, santé/énergie, temps pour soi.
  2. Noter, sans filtre, ce qui nourrit et ce qui épuise dans chaque colonne.
  3. Mettre une couleur différente pour ce qui relève du choix, et pour ce qui relève de l'inertie.

Cet inventaire ne résout rien tout seul, mais il casse une illusion : tu n'es pas 'coincé partout'. Il y a déjà des zones où tu peux reprendre la main, même légèrement. Le coaching travaille précisément là‑dessus, pas sur des concepts abstraits.

2 - Revenir à la boussole interne (pas à la to‑do list)

On ne change pas de trajectoire en ajoutant une couche d'organisation. La base, c'est la boussole interne : les émotions, les besoins, les limites. Si ce sujet t'intrigue ou te met un peu mal à l'aise, tu peux aller lire Apprendre à écouter ses émotions : notre boussole interne.

Un indicateur simple : quand tu ne ressens plus rien, ni enthousiasme ni agacement, seulement une fatigue tiède, tu n'es plus aux commandes. Il est temps de réapprendre à écouter ce qui se passe à l'intérieur, même si ce n'est pas confortable.

3 - Choisir un seul territoire de changement sur 3 mois

L'une des erreurs les plus fréquentes, c'est de vouloir 'tout revoir' d'un coup. C'est le meilleur moyen de retourner au pilotage automatique par épuisement. Mieux vaut une décision claire, assumée, sur un seul territoire :

  • Reposer les limites dans une relation qui déborde.
  • Stopper les heures supplémentaires non payées pendant un mois et voir.
  • Expérimenter un nouveau projet (créatif, associatif, entrepreneurial) à petite échelle.

C'est souvent là que l'accompagnement fait la différence : être soutenu, challengé, recadré s'il le faut. Les programmes Décollage et Zénith ont justement été pensés pour cette période charnière où l'on sent que quelque chose doit bouger, sans savoir par quel bout le prendre.

A Paris 17e ou ailleurs : créer un cadre qui t'oblige à te choisir

Le fond du sujet est là : sortir du pilotage automatique suppose de se choisir, vraiment. Pas une fois, un dimanche soir. De façon répétée. Et pour cela, il faut un cadre. Pour certains, ce sera un coach, pour d'autres un groupe de pairs exigeants, pour d'autres encore un engagement associatif fort.

Les études sur l'effet du soutien social sur les trajectoires professionnelles sont limpides. L'Institut des politiques publiques et le Ministère du Travail montrent par exemple que l'accompagnement ciblé des jeunes actifs réduit fortement le risque de rupture de parcours. Dit autrement : seul, on s'épuise plus vite, et on renonce plus tôt.

Tu trouveras sur ce site plusieurs pistes pour nourrir cette dynamique, que ce soit via les articles de la rubrique Notre regard d'expert ou via nos programmes en présentiel à Paris.

Et maintenant, qu'est‑ce que tu fais de ce constat ?

Si tu t'es reconnu dans certaines lignes, ne te contente pas d'un 'intéressant, à méditer'. Choisis un geste précis pour sortir du pilotage automatique dès cette semaine. Un non que tu n'as jamais osé dire, un rendez‑vous à prendre, un projet à poser noir sur blanc.

Et si tu sens que tu tournes en rond depuis trop longtemps, tu peux décider de t'entourer. Un premier pas concret ? Regarder nos formats de coaching jeunes adultes à Paris et vérifier s'ils peuvent devenir ce cadre qui manque à ta trajectoire : réserver un coaching. Parce que rester en mode automatique, c'est aussi un choix. Mais rarement le meilleur.

À lire également

Date :
À l'heure où tout va vite et où les choix semblent infinis, de plus en plus de jeunes adultes ressentent le besoin de donner du sens à leur vie. Trouver sa mission, ce n'est pas suivre un plan tout tracé, mais comprendre ce qui nous anime vraiment. Cette quête intérieure peut transformer un parcours incertain en aventure cohérente, alignée avec ses valeurs et ses aspirations.
Date :
Selon une étude de Dell Technologies et de l’Institute for the Future, 85 % des métiers de 2030 n’existent pas encore. Ce chiffre, vertigineux, illustre à quel point l’avenir professionnel des jeunes adultes sera mouvant et imprévisible. Dans ce contexte, s’accrocher uniquement aux diplômes ou aux savoirs techniques d’aujourd’hui ne suffit plus. Ce qu’il faut développer, ce sont des compétences humaines solides, capables de traverser le temps et de s’adapter à toutes les transformations.